• Vous êtes ici :
  • Accueil
  • > Portrait du mois
Retour aux portraits du mois

Portrait du mois : Portrait d'un acteur innovant en Pays de la Loire

Pascal MOUNIER, parcours d’un dirigeant qui rêve son entreprise !

Ingénieur de formation, Pascal Mounier a deux vies successives. Après s’être formé à la direction de projets, il lance CERIS en 1999. Aujourd’hui sa société compte 120 personnes et vend des prestations aux industriels du médicaments et de la chimie.

 

Votre cœur de métier en quelques mots ?

Pascal Mounier

En 1999, Ceris c’était 8 personnes, aujourd’hui nous sommes 120. Le projet historique était de fonder un groupe d'ingénierie à dimension nationale, de se positionner sur des prestations à haute valeur ajoutée dans des secteurs complexes, avec la capacité de travailler à l’export. Notre stratégie de départ était de créer une société de taille intermédiaire et non un grand groupe. Les activités de Ceris Group s’organisent autour de trois axes : la santé en fournissant un service d’ingénierie au secteur (industrie du médicament ex. Sanofi, Servier, Glaxo…), le soin au travers de projets hospitaliers et les laboratoires (recherche, contôle qualité…). Le 2ème axe, c’est le développement durable puis le 3ème l’informatique industrielle, essentiellement l’automation. Le développement autour de ces 3 axes se fait sur toutes les faces de l’ingénierie : pré-conceptuelle puis maîtrise d’œuvre.CERIS Group est une structure holding d’ingénierie regroupant 6 filiales en France et une en Algérie. Chacune d’entre elles se positionne soit sur un métier, soit sur une famille de prestations intervenant dans les domaines de la santé, l’environnement, l’industrie et les infrastructures : CERIS Ingénierie, Elix, Gaudin Ingenierie, Cir2d, M2ES Technologies, Paysage de l’Ouest. 

Qui sont vos clients ?

Quelques références avec des grands groupes industriels comme Sanofi (Vaccins), Abbott, Boiron, Urgo, Servier l’Oréal, mais aussi l’Institut de Cancérologie de l’Ouest, le groupe Grimaud (Vivalis, Filavie), Biomatlante ainsi qu’un certain nombre de CHU. Dans le domaine du développement durable : les collectivités locales… 

Comment avez-vous acquis des clients aussi prestigieux ? La concurrence est-elle présente ?

Tout d’abord nous avons beaucoup travaillé pour nous faire connaître. Nous vendons des prestations que les autres ne vendent pas avec une palette de services aussi large allant vers l’expertise. Nous sommes atypiques. Sur un projet dans le domaine industriel, notre approche est globale, nous sommes capables de traiter à la fois le process, son environnement et le bâtiment qui va autour et d’agir très en amont : études d’organisation, logistique, qualification, optimisation de procédés. Notre taille est un de nos points forts et nous permet la souplesse : nous sommes capables d’être missionnés pour travailler au Sri Lanka, accompagner un fournisseur de Cyclotron à Ankara…  

Comment voyez-vous CERIS à terme ?

Aujourd’hui nous comptons 120 personnes, d’ici 3 ou 4 ans, il faut qu’on double notre taille pour arriver à la 1ère étape que je me suis fixée. Cela va passer par de la croissance organique et externe, en cohérence avec nos axes de développement. Notre modèle économique doit rester le même et conserver ce même niveau d’expertise. En France, le marché de l’ingénierie n’est pas consolidé, il évolue toujours, à l’heure actuelle on compte 27 000 sociétés. Le marché est dévalorisé car il y a peu de valeur ajoutée. L’ingénierie restera performante à proportion de sa capacité à s’investir dans la recherche, mais celle-ci reste à financer.  

Quelles sont les clés d’un tel développement ?

Créer une société d’ingénierie sur des bases aussi modestes et avoir la prétention de faire ce que nous avons fait, c’était vraiment déraisonnable. Notre ambition allait au-delà de nos capacités. Nous avons parfois pris des risques démesurés. Nous avons essayé de prendre en considération nos rêves. Je préfère parler de « parcours » plutôt que de « réussite » car nous avons aussi eu un certain nombre « d’échecs ».  

Comment avez-vous formé une équipe compétitive ?

Le point crucial a été notre capacité à fidéliser l’encadrement. Les recrutements, au niveau des postes stratégiques, sont souvent affaire de rencontres et d’opportunités tout en sachant miser sur le temps.Le management est performant, stable et intéressé d’assez près à l’évolution de la société, et notamment pour certains, par un système d’actionnariat dans le groupe. 

Quelles sont les valeurs et la culture de votre entreprise ?

La dimension culturelle a toujours été prise en compte. La notion des valeurs est un élément structurant. Nous avons négocié notre charte des valeurs dès 2000, c’était la base lors d’un premier séminaire et n’a jamais été un outil de communication. Nous avons parfois mis la priorité sur des choix de valeurs plutôt qu’économiques. Notre 1ère valeur est de privilégier l’équipe : le respect du salarié, du client et de l’actionnaire. Lorsqu’on rentre chez Ceris, on sait qu’il y a des règles d’éthique. Pour moi, il n’y a pas d’entreprise sans culture ! 

Un conseil pour un créateur d’entreprise ?

Ne jamais s’éloigner de ses rêves, le moteur de la création c’est suivre son désir. Il faut toujours s’entourer de bons conseils tout en décidant seul au final. 

Qu’attendez-vous d’Atlanpole aujourd’hui ?

Je souhaite qu’Atlanpole nous aide à être plus connu et mieux perçu. Atlanpole peut aussi nous aider à conserver nos racines régionales en nous permettant de rester proche des réseaux localement. 

 

Contact Atlanpole : Anne Guillemot 

Parcours

Ingénieur de formation, Pascal Mounier a deux vies successives. Il se forme tout d’abord au monde de l’entreprise de BTP à la direction de projet. Il intègre ensuite Technip où il va développer une expertise touchant à l’organisation de la production sur des sites industriels. En 1999, Technip quitte la région nantaise et Pascal Mounier en profite pour lancer son projet personnel en créant CERIS. Il y associe quelques cadres avec lesquels il travaillait et vend des prestations aux industriels du médicament puis dans le domaine de la chimie. 

 

CERIS

En savoir plus sur CERIS 

image

Les innovations

Succubus interactive réalise le premier serious game de la Ville de Nantes

Succubus interactive a réalisé en partenariat avec Double Mixte le premier serious game de la Ville de Nantes : www.secrethappynight.com. Un jeu d'aventure développé en 3D et présenté sous forme d'énigme policière avec pour décor le « Happy Night Club de Nantes ».

› Toutes les innovations

Annuaire - A propos