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Portrait du mois : Portrait d'un acteur innovant en Pays de la Loire
François Badénès révolutionne le management de l’innovation !
Atlantic Management devient Human Connect
Atlantic Management est en effet devenue « Human Connect » suite à notre première levée de fonds début mai. Avec deux personnes, Atlantic Management débute avec 220 000 € de CA la première année en 2008, ce chiffre double l’année dernière en 2009 malgré le contexte. Notre objectif est de doubler à nouveau en 2010. Cette levée de fonds va nous permettre de développer une nouvelle offre de produits car au-delà du conseil et de la formation, nous sommes devenus éditeurs de solutions web collaboratives. Nous avons désormais les trois métiers qui nous permettent de mieux accompagner les entreprises et collectivités sur la modélisation des systèmes d’informations pour développer de l’intelligence collective et collaborative. Nous aidons les entreprises à innover dans le sens transversal du terme, notamment dans le management, l’organisation, le knowledge management : comment partager efficacement les connaissances, comment moderniser les systèmes d’information pour les remettre au service des utilisateurs avec cette obsession permanente entre le lien et les usages. Ce qui m’intéresse c’est le design de l’information, la visualisation des connaissances, c’est comment on rend, avec les outils d’aujourd’hui essentiellement web, des systèmes d’information plus attractifs, plus ergonomiques pour les utilisateurs.
Qu’elle est votre stratégie ?
Notre stratégie est claire, à savoir promouvoir et commercialiser une suite de produits. Notre produit phare « Human Community », est une plate-forme web collaborative pour partager et coopérer, ce que beaucoup de clients nous réclamaient. Elle est intuitive et simple. Autre gamme très complémentaire qui peut venir enrichir cette plate-forme : « Human Innovation » qui permet entre autres des enquêtes et sondages en ligne, cartographie dynamique de réseaux et de contacts avec mots clés et vision cartographiée sur Google maps des acteurs, expertises ou compétences de notre territoire au sein d’un réseau : c’est un travail de visualisation des données, une géolocalisation plus séduisante. Notre cheval de Troie marketing : le Mind Mapping, méthode de représentation visuelle de la connaissance. Elle permet d’organiser simplement l’ensemble de ses idées et de ses données sous forme de cartes sans perdre de vue les détails, c’est une méthode efficace au quotidien pour manager ses projets et mieux travailler en équipe, animer des réunions. On ne fait pas des révolutions technologiques mais plutôt des révolutions d’usages dans l’utilisation des outils du web. Notre modèle est développé en open source et la stratégie est le développement et l’accompagnement des ces outils, on ne deviendra pas SSII ! Quelques exemples de réalisation On a créé un réseau européen d’économie sociale et solidaire avec partage d’expériences. On fait également du e-learning en adaptant des contenus pédagogiques : un exemple, l’accompagnement de Selectour : 530 agences et 3 000 conseillers commerciaux. Il s’agissait de leur mettre en place une plate-forme pédagogique à distance pour présenter les nouveaux produits et les nouvelles destinations. Nous avons également mis en place un module intitulé « Le web 2 expliqué à ma grand-mère » afin que les entreprises se l’approprient et en fassent des outils de business. Et l’international, c’est pour quand ? Nous souhaitons nous positionner très rapidement sur l’international vers les marchés les plus mûrs en terme d’usage, c’est-à-dire les pays scandinaves et anglo saxons. Je vais également faire de la veille à San Francisco dans la Silicon Valley et le Canada m’intéresse particulièrement. J’aimerais surtout identifier des partenaires locaux complémentaires qui pourraient s’approprier et prescrire nos solutions.
Comment expliquez-vous votre réussite ?
Nous avons éduqué et évangélisé le marché : il y a 5 ans, lorsque nous parlions du web 2, nous étions dans le désert. D’abord, on s’applique les produits que l’on vend culturellement et intrinsèquement, nous vivons un métier passion que les gens sentent. Puis il y a un « ras le bol général » des applications informatiques traditionnelles et beaucoup d’entreprises se rendent compte que cela devient stratégique pour elles de réinventer les systèmes d’information, de réconcilier les utilisateurs et que l’usage 2.0 du web remet en question les modes de management anciens. Notre vision de l’innovation transversale a été un facteur-clé de réussite : dans le management, le marketing, l’organisation et les process, elle est partout ! Votre équipe s’étoffe : quel est votre management ? Recruter des talents et les fidéliser : nous sommes aujourd’hui 8 et prévoyons d’être une quinzaine à la fin de l’année. Les jeunes sont beaucoup à la recherche de sens avec un autre état d’esprit. Vendons plus et mieux, continuons à innover, à vivre un métier passion, à avoir du plaisir à entreprendre et à être ensemble : on est très proche de l’économie sociale. C’est une belle aventure collective : on veut démontrer qu’on peut innover sur le plan du management, de son modèle et réussir ! L’objectif est désormais de conquérir de nouveaux marchés avec cette nouvelle offre.
Que vous apportent les réseaux ?
J’essaie de m’appliquer ce que je conseille à mes clients, à savoir « développer de l’intelligence en réseaux ». Je me nourris intellectuellement de tous les talents que je croise, le fait d’avoir été à l’initiative d’Atlantic 2.0 par exemple m’a beaucoup apporté sur la vision webmarketing - marché. J’ai également intégré fin 2008 le Pôle Images et Réseaux qui m’a permis d’être identifié et m’apporte image et notoriété. Récemment il y a eu la labellisation par le Pôle de notre programme de R&D E-MAP avec un effet booster incontestable auprès d’OSEO. Nous avons ainsi pu obtenir des financements. Appartenir au Pôle nous a obligé à réfléchir sur la valorisation de notre R&D et d’un programme à construire. Il est aussi devenu un client, j’espère pouvoir les accompagner sur une rénovation profonde de leur intranet et extranet pour dynamiser le réseau. Qu’attendez-vous d’Atlanpole ? C’est un réseau de proximité. Ce que j’attends aujourd’hui des réseaux c’est pouvoir mutualiser nos forces, par exemple sur les appels à projets européens : comment coordonner au mieux des réponses communes ?
Votre vision?
Une révolution culturelle est en cours, je pense que les entreprises qui vont se pérenniser seront celles qui auront compris qu’un virage profond est en train de se produire. Le modèle économique des SSII traditionnelles n’est plus viable. Toute entreprise doit créer des passerelles entre le Dircom, le DSI et le DRH, c’est pour moi stratégique !
