Retour sur le Petit Déjeuner du 15 mars 2011 : Un territoire de marques fort protège l’entreprise
15/03/2011
Audencia a accueilli le petit déjeuner mensuel organisé par Atlanpole. Programme du jour : « A vos marques ! Quelle stratégie ? Quelles protections ? »
« Je viens à chaque petit déjeuner. Je travaille dans le secteur bancaire et j’accompagne de nombreuses entreprises atlanpolitaines. Ces rendez-vous sont l’occasion pour moi de mieux connaître le réseau dans lequel elles évoluent et de leur apporter des éléments de réponse sur des domaines que je maîtrise mal » raconte l’une des participantes. « La moitié de mon activité a lieu hors de France. J’espère que cette rencontre me permettra d’en savoir plus sur l’aspect international de la protection des marques » explique un chef d’entreprise. Les bonnes raisons de venir aux petits-déjeuners sont aussi nombreuses que le nombre de participants…
Pour répondre aux attentes de cette assemblée curieuse d’apprendre à déjouer les arcanes de la protection des marques, une tablée de choix : Nicolas Minvielle, professeur en marketing, design et création à l’école Audencia, Vincent Pujos de Sensipode, une agence de design stratégique, Fabrice Vie, adjoint au délégué régional de l’INPI et Julia Butault, avocate au cabinet FIDAL.
Et la feuille de route est longue et semée d’embuches qui va de la définition d’un territoire de marques à sa protection… Une idée forte revient au cours de chaque intervention, l’innovation est une protection ! Le caractère innovant d’une marque la rend plus attractive, mais aussi plus difficile à copier. A ce titre, «il ne faut pas sous-estimer l’importance du marketing et de la communication pour se protéger » affirme Vincent Pujos. Et de poursuivre « lorsque l’on établit la personnalité d’une marque, il faut penser dès le début à sécuriser son territoire et à penser sa cohérence sur le long terme ! ». Fabrice Vie de l’INPI insiste « pour protéger son identité commerciale, il faut se distinguer de la concurrence en développant une identité forte et singulière ».
Tour à tour, les intervenants dévoilent les secrets d’une stratégie de protection des marques réussie. Base infogreffe, base SIREN, autant d’étapes incontournables pour s’assurer de la disponibilité d’un nom de marque avant de se décider à la déposer. La décision prise, il s’agit de s’interroger sur la stratégie de protection à adopter. A chacun son style et ses moyens ! Stratégie de l’entonnoir pour arbitrer entre une protection partielle et une protection totale des marques, stratégie dite « de la comète » pour ne protéger que les best-sellers ou du « champ de mine » pour protéger toutes les marques que l’entreprise créé. Comme le développe Fabrice Vie, « la propriété industrielle est un investissement très coûteux ». Il est donc nécessaire de mettre en place un arbitrage et ne pas se forcer à tout protéger. Sur certains produits, la copie est inévitable, tout dépend donc de l’impact financier que pourrait avoir la contrefaçon sur un produit.
Partant de l’exemple de la création d’un site Internet par une agence de communication, Julia Butault du cabinet FIDAL, rappelle quelques règles à respecter pour éviter tous litiges. Cession des droits, rémunération des droits d’auteurs, cession des droits patrimoniaux autant d’éléments à ne pas négliger quand on s’engage dans une relation avec un prestataire. Protéger oui, mais rester prêt à se défendre ! Tel sera sans doute le message que retiendrons les lève-tôt de ce petit-déjeuner.
A vos réveils ! Rendez-vous est pris pour
le 19 avril prochain. Escal’Atlantic à Saint-Nazaire accueillera
une rencontre sur les rapports entre les PME et l’Université.
Pour en savoir plus :
- Les
Petits Déjeuners Atlanpolitains
- Contact
Anne Guillemot